Lors des premières retransmissions sportives à la télévision en 1947, les organisateurs n’encaissaient aucune redevance. Certains étaient même obligés de payer pour voir leur manifestation diffusée sur le petit écran. Aujourd’hui, les chaînes de télévision versent des sommes très élevées aux organisations sportives : comité olympique, fédérations, clubs. Cette évolution a été possible à la fois parce que le mouvement sportif s’est organisé de manière à être en position favorable lors des négociations avec les télévisions, mais surtout parce que l’on est passé d’une situation où quelques chaînes, parfois une seule, achetaient les droits, à un grand nombre d’acheteurs potentiels. Jusqu’en 1984, les trois chaînes publiques françaises forment une entente face à la Ligue nationale de football (LNF) et diffusent le football pour le faible prix de 5 millions de francs. L’arrivée de la nouvelle chaîne Canal Plus et la privatisation de TF1 en 1987 font exploser ce cartel et monter les droits : de 70 millions avant le changement de statuts de TF1, ils passent pour le championnat à 170 millions en 1987, à 300 millions en 1992 et à 750 millions en 1999.. Aujourd’hui la multiplication des formes des retransmissions comme le direct, le différé, en clair, le cryptée, par voie hertzienne, par câble ou par satellite, en numérique, en paiement à la séance permet de vendre plusieurs fois le même événement et accroît les recettes des organisateurs.